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Trilogie Pusher

L'événement du jour est la présentation à Cannes du dernier long-métrage du réalisateur danois Nicolas Winding Refn, Only God Forgives. Un film qui sort également dans toutes les salles françaises.

Après trois bandes-annonces, le film confirme le tournant esthétique mais surtout scénaristique prit depuis Valhalla Rising (Le guerrier silencieux) en 2009. En effet depuis cet effort, le cinéaste danois semble moins préoccupé par les divers éléments de son histoire que de développer une mise en scène propre à nous faire vivre une aventure cinématographique avant tout fondé sur le regard.

Si cela ne peut que nous enchanter, cette maturité stylistique parait assez loin de son premier opus réalisé dix sept ans plus tôt. En apparence seulement...

Car malgré tous les propos sociaux et autres constats sur la société danoise que l'on peut tirer ce cette trilogie du crime, l’œuvre de Nicolas Winding Refn se met en place avec ses éléments les plus saillants, culte du corps, stylisation de la violence, fatalisme ambiant implacable. Les histoires sont déjà des labyrinthes dont les personnages ne peuvent s'extraire ni par le bien, ni par le mal.

Pris au piège d'un pays dont les perspectives d'avenir pour eux paraissent réduites, les personnages semblent se consumer de l'intérieur par la consommation abusive de psychotrope. Ne vous fiez pas au dénouement du second volet, la condition de ces êtres est toujours rattrapée par leur destin. Funeste ? ils s'évaporent dans des conclusions qui laissent peu de place à l'optimisme.

Pour découvrir le point de départ du réalisateur le plus en vue de la croisette,direction theendstore.com



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